La "préférence familiale"
est, avec la "préférence nationale", l'un des deux piliers
du projet du Front national. Si la nation doit, selon le FN, se
défendre contre les étrangers qui la menacent, elle doit
aussi se perpétuer physiquement et culturellement, unie par les
liens du sang.
La "préférence familiale", c'est alors la priorité
attribuée à la famille française normalisée,
"cellule de base de la société". La femme, en tant que
mère (procréatrice et éducatrice), est le support de
cette famille et le moyen de la transmission de "l'identité"
nationale ; et réciproquement, la vie des femmes ne prend sens
que dans ce cadre.
Cet ordre social est basé sur la différence des sexes,
donnée comme un fait "naturel" impliquant pour les hommes et les
femmes des fonctions et des rôles distincts.
Une telle conception des relations entre les sexes et de la famille
remet en cause les droits des femmes (droit au travail, à
l'avortement et à la contraception...), mais aussi les droits de
chacun, par une politique de discrimination et de négation des
libertés individuelles (par exemple dans le domaine du divorce, de
l'homosexualité), et une volonté de reprise en main de
l'éducation et de la culture.
La lutte contre la "préférence familiale",
préférence nationaliste et raciste, sexiste et homophobe,
est donc un élément de notre action contre le Front
national, sa politique et son idéologie.